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La gestion du COVID-19 à Singapour


La France est de nouveau en alerte maximale dans de nombreuses grandes métropoles, notamment avec ces nouvelles mesures de couvre-feu à partir de 21 heures le soir. Pendant ce temps, c'est un fait avéré que le continent asiatique semble globalement s'en être mieux sorti que l’Occident (Europe et Etats-Unis) dans la gestion du coronavirus. Et plus particulièrement à Singapour où les chiffres de contaminations lors des dernières semaines vont plutôt dans le bon sens.


Singapour avait réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus grâce à une politique de contrôle très stricte de traçage des contacts avec les personnes infectées (les premiers cas remontent au 23 janvier). Puis, la Cité-Etat a dû faire face à une deuxième vague depuis au début du mois d’avril, suite au retour des travailleurs immigrés du sud-est asiatique. 

A l'échelle internationale, Singapour a d'ailleurs longtemps été critiqué pour la gestion calamiteuse de ces "citoyens de seconde zone" que sont les travailleurs immigrés du sous-continent indien (majoritairement des Pakistanais, Indiens et autres Sri Lankais). En effet, ces derniers qui travaillent dans des entreprises du batiment ou de construction s'entassent à plusieurs (parfois jusqu'à 50 personnes !) dans des dortoirs ou des préfabriqués après leur dure journée de labeur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement singapourien avait largement sous-estimé la chaine de contamination de cette population spécifique vivant à Singapour.


Au plus haut de la crise du COVID-19 à Singapour, entre les mois d'avril et mai, le nombre de contaminations dépassait allègrement le millier de cas positifs journalier. Ce qui est relativement élevé compte tenu que le pays compte moins de 6 millions d'habitants. 

En plus de la fermeture des frontières qui a eu lieu assez rapidement à la mi-mars, Singapour a été contraint, comme de nombreux autres pays du monde, d'imposer un confinement à partir du 7 avril. Et cela a duré presque deux mois puisque ce circuit breaker n'as pris fin que le 2 juin !


Comme des millions de personnes dans le monde, nous n'avions le droit de quitter notre domicile que pour faire des courses alimentaires (nous commandions d'ailleurs essentiellement en ligne), pour des situations d'urgence ou pour faire un peu d'exercice physique. A ce propos, c'est incroyable le nombre de personnes dans le quartier que l'on a vu soudainement se mettre à la course à pied !

Et contrairement à la France, lors du déconfinement (il parait que ce mot existe désormais...) le gouvernement n'a surtout pas relâché la pression sur les citoyens. 


En effet, nous avons depuis le mois de juin soit depuis presque cinq mois certaines contraintes avec lesquelles nous avons appris à vivre. Entre autres, il y a :

  • Le port du masque obligatoire partout (à l'intérieur et à l'extérieur) sauf dans le cadre privé
  • La limite de 5 personnes au resto ou en soirée privée
  • L'interdiction de servir de l'alcool dans les bars et restaurants après 22h30
  • L'utilisation d'une application avant de rentrer et sortir d'un lieu public (travail, magasin et même plage)

Résultat des courses, l'évolution du nombre de cas déclarés de Coronavirus à Singapour est au plus bas.


Loin de moi de vouloir jouer les donneurs de leçon ou de créer un sujet polémique, mais force est de constater que cette stratégie agressive et qui peut sembler autoritaire vue de France fonctionne. Et contrairement à ce que j'aurais pu penser initialement, on arrive à vivre à peu près normalement malgré ces nombreuses contraintes. On peut continuer d'aller au restaurant, de faire du sport (à moins de 5, le tennis est parfait dans ces conditions !). Certes, on doit porter le masque parfois 8 heures par jour et forcer un peu plus sur sa voix notamment pour se faire comprendre des élèves mais finalement on se fait à tout. Il parait que c'est ce qu'on appelle la résilience.

Et même, si on ose espérer un desserement de l'étau de la part du gouvernement (limite qui passerait à 10 personnes !?!), on est encore bien loin du retour à la vie normale d'avant qui est clairement lié à la disponibilité d'un vaccin efficace, un jour... en 2021 ? 2022 ? 2025 ? Jamais.... ?


A notre grand regret, on sait d'ores et déjà que nous rentrerons pas voir nos familles en France lors des fêtes de Noël, mais on espère que la situation s'améliorera en Europe d'ici l'été 2021... Et puis, pour se réconforter, on se rassure en se disant qu'il y a pire endroit que Singapour pour être coincé dans un pays. Certaines destinations avec des faibles taux de contaminations comme Hong Kong pourraient réouvrir très prochainement. A suivre donc !


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