Un zeste de Singapour

Les aventures de la famille Poupoundje en Asie !

Les français et le taxi à Singapour

En arrivant à Singapour (il y a 3 ans déjà !), je découvrais une émission humoristique sur la principale chaine de télé en langue anglaise : Channel 5. Cette émission s'appelle The noose et parodie les informations locales un peu à la manière de Les Nuls de la grande époque de Canal +.  Ironiquement, The noose (jeu de mots avec The news) signifie "noeud de pendu" dans un pays où la peine de mort existe encore et notamment par pendaison...

J'ai donc récemment redécouvert avec grand plaisir un de leur vieux sketch qui présente l'incompréhension linguistique qui peut exister (si si je certifie, ça nous est arrivé !) entre un touriste qui n'arrive pas à se faire comprendre par le chauffeur de taxi et inversement. Et oui, à Singapour pour se faire comprendre par le Singapourien moyen, il est inutile de parler anglais avec un accent oxfordien ou new-yorkais. En revanche, il faut essayer de comprendre le singlish !

Dans la vidéo ci-dessous, vous verrez aussi comment le français est perçu avec son accent inimitable. Et même si vous ne comprenez pas bien l'anglais malgré les sous-titres très approximatifs, vous aurez toujours un petit aperçu de ce que nous endurons chaque jour. Enjoy ze video ! Ok lah ! 



P.S. : petite précision pour mieux comprendre l'allusion Château Quay et surtout la dernière image de la vidéo. Le Char kway teow, littéralement "bandes de gâteau de riz frit", est un plat à base de nouilles de riz plates très populaire dans les food-court de Singapour, Malaisie, Brunei mais aussi d'Indonésie.



Le petit-déjeuner singapourien

Tous les samedis matins, pendant que Miss Z. va à son cours de danse, nous avons l'habitude d'aller prendre un petit-déjeuner typiquement singapourien. Nous allons généralement dans un café/resto qu'on appelle kopitiam c'est-à-dire une sorte de coffee shop que l'on trouve souvent en Asie du Sud-Est. Kopi signifie café en malais/hokkien et tiam signfie boutique en Hokkien/Hakka.



On y déguste généralement des menus simples à base de toasts grillés préparés au beurre/margarine et à la confiture de kaya (confiture de noix de coco),  des soft-boiled eggs (en gros des oeufs cuits comme à la coque mais sans la coque !) que l'on accompagne de poivre blanc et de sauce de soja épaisse. C'est également accompagné de thé ou café qu'il soit Kopi O (café noir sucré) ou Kopi C (café au lait concentré sucré).


Bref, c'est vraiment le petit-déjeuner classique de Singapour que les locaux prennent quasi quotidiennement et que l'on retrouve dans beaucoup de coffee shops franchisés à Singapour tels que Ya Kun Kaya ToastKilliney Kopitiam, ou Toastbox.

En tout cas, pour nous c'est un vrai régal et rien de mieux pour commencer le week-end que de déjeuner en paix*.


* comme disait Stéphane Eicher, un chanteur suisse qui ressemble à s'y méprendre au joueur de tennis Roger Federer !

Le prix des voitures françaises à Singapour !

A la recherche de balles de tennis pour enfants et d'autres accessoires sportifs bon marché,  je me dirigeais tout bonnement vers le deuxième Decathlon de Singapour que je ne connaissais pas encore et qui se trouve être juste à 4 stations de métro de chez nous.

A la sortie du métro Farrer Park, on se trouve directement (comme très souvent à Singapour) à l'intérieur d'un mall ultra-moderne sur plusieurs étages avec boutiques de grandes franchises. Sauf que cette fois-ci, j'arrivais nez à nez avec une expo/vente spéciale de modèles de voitures de la marque Renault.


Intrigué de voir autant de monde observer ces modèles de Clio et autres Mégane comme des voitures de luxe je m'approche un peu...



Et là, je prends le prix dans la figure : une Clio 1.5l à presque 100 000 $ ! Environ 60 000 €, certes neuve mais c'est presque 3 ou 4 fois plus cher que le prix du même modèle acheté en France. En plus, c'est une offre promotionnelle parce que normalement c'est 13 000 dollars de plus.


En y regardant de plus près, il y a le COE qui est inclus dans le prix. Vous savez bien, c'est ce bout de papier que l'on achète aux enchères qui vous autorise à conduire votre voiture (neuve ou pas) pendant 10 ans. En ce moment, cette autorisation vous reviendrait à environ à 50 000 dollars !



Et dire qu'il y a vingt ans,  en étant étudiant je roulais en Renault Supercinq. Maintenant,  je prends le métro, le taxi et le vélo électrique. Et je monte à l'étage au dessus acheter ma montre bleue Decathlon à 5 dollars...

L'entretien des clims

A Singapour, il fait chaud, parfois même très chaud ! Les températures oscillent entre 30° et 35° toute l'année et à cela s'ajoute un taux d'humidité proche de 80%. Et puis, il y a la quasi absence de vent,  ce qui rend indispensable d'avoir la climatisation.

La clim est présente partout à Singapour, dans les malls, les cinémas, les bureaux bien sûr, le métro, les taxis et même dans les bus où elle semble réglée à 15°!


Dans les appartements ou les maisons, il y en a toujours dans les chambres à coucher et parfois dans les pièces à vivre quand celles-ci ne sont pas équipées de ventilateurs de plafond. Dans le cas de notre appartement, un 3-bedroom d'environ 130 m², nous disposons de 6 unités de clim que nous utilisons assez souvent pour éviter de dégouliner en rentrant du travail (même en roulant en vélo électrique) et pour dormir sereinement la nuit sans transpirer dans les draps !

Outre le fait que cela a un coût sur notre facture d'électricité de les faire tourner quotidiennement (environ 100 dollars par mois),  il faut aussi les entretenir et les maintenir en bon état de fonctionnement. Car il est clairement mentionné dans tous les contrats de location types à Singapour qu'en cas de non-entretien trimestriel des clims, le locataire devra payer les frais de réparation ou de remplacement en cas de problème. Et notre proprio a d'ailleurs changé deux de nos clims qui sont tombées en panne l'une après l'autre tout juste quelques mois après notre installation. Il faut dire que le condo a été construit en 2002 et que la plupart des clims datent de cette époque... En plus, certains propriétaires Singapouriens ont tendance à ne pas rendre le mois de loyer de caution au départ du locataire si on ne fournit pas les factures d'entretien. On y réfléchit donc à deux fois quand la caution est de 3000$ !

Nous avions un contrat d'un an avec une petite entreprise locale mais depuis plusieurs mois, plus aucune nouvelle de leur part. Mrs S s'est donc démenée pour en trouver une autre qui soit fiable et fournissant un service de qualité. Et c'est sur un forum de discussion singapourien qu'elle a trouvé :


Quatre interventions de maintenance pour 100 dollars par unité et par an.



Deux petits jeunes sympas sont donc venus. Ils ont passé en revue et nettoyé très sérieusement tous les filtres un à un. 

Jusqu'ici tout va bien, en tout cas jusqu'à la prochaine grosse panne... A suivre.

Le documentaire "Génération Expat"

Il semblerait que l'expatriation ait le vent en poupe. Plus de 2 millions de français travaillent et vivent hors de l'Hexagone. Et c'est un peu dans la même veine que le hors-série de l'Express sur l'expatriation d"il y a quelques mois que sort ce webdocumentaire d'une quarantaine de minutes.

On y dresse le portrait de 14 français aux profils complètement différents qui ont "osé l'aventure" et qui sont partis vivre en Inde, au Pérou, au Brésil, au Canada, en Malaisie, en Nouvelle-Zélande, en Colombie ou encore à Singapour ! C'est assez complet car chacun y présente les motifs de la décision du départ, les difficultés d'intégration dans son nouveau pays d'accueil, les échecs mais aussi les raisons pour lesquelles certains ont réussi leur expatriation et décident de rester... ou pas.

Bref, un très bon reportage pour mieux comprendre la vie d'un expatrié d'un immigré temporaire que nous sommes. Et j'en retiens une très belle citation :

"Je vois ce que les locaux ne voient plus et ce que les touristes ne verront jamais..."

Bon visionnage !


Le prix des fromages à Singapour

En allant faire les courses aujourd'hui, je me suis rendu compte que nous ne mangeons du fromage qu'à de très rares occasions. Et je me suis souvenu pourquoi...


12 dollars (environ 8 euros) les 250g de Brie au bleu (l'équivalent d'un Bresse bleu !) d'une marque française dont je n'avais jamais entendu parler : Ile de France (comme la région !) 



Et puis juste à côté, un fromage de chèvre industriel d'une marque que vous connaissez tous en France : 13 dollars la petite barquette de 150g. Dans ces moments-là, on se dit qu'on peut encore patienter quelques semaines car pour la même somme on pourrait s'offrir presque 1kg de Saint-Nectaire laitier au stand des fromageries Morin au marché couvert d'Aurillac.

L'avantage de Singapour c'est qu'on peut y trouver quasiment tous les types de fromage du monde (aussi bien dans les supermarchés Fair Price, Cold Storage ou en ligne sur Redmart) mais il faut être capable de pouvoir vouloir payer le prix fort si on est vraiment en manque. Notre conclusion, c'est que les fromages à Singapour c'est comme la voiture, c'est cher mais on peut très bien s'en passer... si on arrive à tenir jusqu'à l'été pour faire le plein.

Il y a le feu au condo !

Cet après-midi, alors qu'avec un copain/voisin/collègue nous étions sur le point de finir notre partie de tennis du dimanche après-midi (dans l'espoir de retrouver un jour le niveau 15/5 pour éventuellement participer au tournoi estival de Vernet-les-bains), nous avons entendu une sirène assourdissante dans tout le condo.

Nous l'avions déjà entendu fonctionner sans raison en plein milieu de la nuit à deux ou trois reprises. A chaque fois, ce n'était que des fausses alertes ou alors un exercice pour voir si les résidents se réveilleraient en pleine nuit en cas d'incendie. Sauf que cette fois-ci, au bout de quelques minutes, le son assourdissant a été doublé d'une odeur de plastique brulé. En quittant rapidement le terrain de tennis du condo, nous apercevons autour de la piscine un attroupement de gens et en particulier près des vestiaires des dames alors qu'une fumée épaisse et noire sort par les fenêtres.


J'ai tout de suite pensé que c'était le sauna qui avait pris feu. Et oui, dans notre condo il y a un mini-sauna pour les femmes et un autre dans les vestiaires des hommes. D'ailleurs, je suis l'un des seuls avec un voisin/collègue écossais à l'utiliser. Cela me rappelle au doux souvenir des longues journées d'hiver où j'allais 2 à 3 fois par semaine à la piscine de Stavanger avec son sauna bondé et fréquenté par des norvégiens en tenue d'Adam (un autre choc culturel !).

Apparemment, ce n'était pas le sauna qui brûlait mais seulement le sèche-mains qui fonctionnait depuis le matin et qui a fini par prendre feu ! Et c'est Miss Z. et ses copines du condo qui jouaient dans les parages qui ont vu les premières flammes.


Des adultes à proximité ont fini par prévenir les gardes de sécurité. Qui ça ? Vous savez bien, ces gens (souvent de vieux Indiens payés une misère... 800 dollars par mois pour 7 jours de vacances par an !) qui sont enfermés dans ces petites cabines devant les condos et qui surveillent 24 heures sur 24 les allées et venues de chacun. Car Singapour est très sûr mais on ne sait jamais... Et comme les food-courts, ils sont notés A, B ou C selon leur efficacité et la qualité de leur surveillance (je suppose). Les précédents gardes (que nous avons connus à notre arrivée dans le condo il y a un an) étaient notés C et on les voyait souvent endormis... Actuellement, leur note est B mais ils ont tout de même mis 15 bonnes minutes à réagir ! Qu'est-ce que ce sera quand ils auront A ?


Puis finalement, toute une brochette de pompiers a fini par arriver avec tout leur attirail, combinaison et masque à gaz !


Toutes les maisons voisines ont dû savoir qu'il y avait le feu à Palm Grove car deux camions de pompiers ne passent pas inaperçus dans les rues étroites et résidentielles du quartier.



J'ai même aperçu un VSL (c'est comme ça qu'on dit Stéph ?) que je n'avais jamais vu ailleurs !



Puis une fois le feu éteint, les policiers sont arrivés pour faire leur petite enquête et les badaux du condo (dont je fus...) se sont approchés ! Bref, c'était presque comme une fête de voisinage car tout le monde est sorti et a commencé à discuter avec tout le monde. Bref, rien de tel qu'un bon feu pour réchauffer les relations entre voisins....

Une journée à Légoland

Nous avons profité du fait que les Singapouriens ne sont pas en vacances pour essayer d'aller faire un parc d'attraction pendant la semaine. En particulier, notre fille nous bassinait depuis plusieurs mois pour aller visiter le parc Legoland qui se trouve à Johor Barhu, de l'autre côté de la frontière en Malaisie.

Miss Z. étant encore trop petite à cette époque, nous n'avions pas fait celui de Billund au Danemark quand nous faisions la route pour la Norvège après les vacances estivales en France.

Cette fois-ci nous cherchons sur le net et trouvons assez facilement une des compagnies qui propose de se rendre en bus au parc Legoland depuis Singapour. Une fois les billets achetés en ligne, rendez-vous est donné à 8h30 devant la sortie de métro Lavender.

On reconnait le bus de la compagnie et le chauffeur indien nous dit d'aller voir une femme chinoise à lunettes qui nous donnera les tickets pour pouvoir monter dans le bus. Elle est assise devant le Mac Donald's et cherche effectivement ses clients à l'aide de son listing.

Munis de nos autocollants ultra-modernes sur lesquels sont grifonnés au stylo les numéros de siège, nous montons à bord du car ultra-climatisé à 16°!

La fameuse Chinoise à lunettes rappelle à tous la procédure et les règles à respecter pour passer la frontière singapourienne.

Après 40 minutes de trajet (qui a dit que Singapour était petit?), nous traversons le pont du détroit de Johor nous séparant de la péninsule malaise.  Il faudra ensuite une grosse demi-heure de plus pour effectuer les fomalités de douanes d'abord du côté singapourien puis ensuite côté malaisien.

Et 15 minutes de bus plus tard, nous arrivons vers 11h à l'éntrée du parc pour acheter nos tickets. 

Le parc est décoré avec 2016 singes en briques Lego pour célébrer l'année chinoise du... singe !


Nous commencons par les activités adaptées à l'âge de Miss Z. Ici, on lui fait passer un permis de conduire avec un petit "cours théorique".

Puis il y a une épreuve pratique en où elle doit conduire un véhicule Lego.

Elle s'essaye aussi à la conduite de bateaux.

Puis nous découvrons Miniland, une expo de monuments célèbres d'Asie réalisés en briques Lego,

 comme le Taj-Mahal en Inde,

la cité interdite de Pékin en Chine, 

ou encore le temple d'Angkor Wat au Cambodge.

Mais bien sûr, en bonne Singapourienne d'adoption, Miss Z. pose devant la Singapore Flyer,

mais cela aurait pu être devant le Merlion ou l'hôtel Fullerton !


Plus adapté aux fans de Star Wars comme moi, une expo relatant les 6 épisodes de la double-trilogie de George Lucas.

J'admire la patience et le nombres de briques qu'il faut pour réaliser cet AT-AT,

 ou ce Millenium Falcon dans lequel on aperçoit même Chewbacca !

Toujours pour les plus grands, il y a quelques roller coaster (montagnes russes),

et des jeux d'eaux,

et certains combinent les deux !

Et comme personne n'est en vacances et que c'est un jour de semaine, il n'y a personne dans les files d'attente. Nous pouvons recommencer les attractions autant de fois que nous le voulons. J'imagine que ça doit être différent le week-end ! 


Bref, nous avons passé une très bonne journée. On s'est même bien amusé. D'ailleurs, c'est ce ce que veut dire LEGO. En effet, en 1932 le créateur de la marque, Ole Kirk Christiansen donna ce nom à la société à partir des mots danois leg godt signifiant « joue bien ». Il se trouve que lego peut aussi signifier "j'assemble" en latin. Now you know!

Seul bémol, le retour pour Singapour avec le bus qui nous attend à 17h à la sortie du parc. Un peu moins de 6 heures pour visiter l'immensité de ce parc... Sachant que nous n'avions quasiment jamais fait la queue, ça veut dire qu'en temps normal il faut au moins prévoir deux jours. On peut aussi le coupler avec le parc aquatique juste à côté. Mais cela demande de prendre une nuit à l'hôtel Lego et pour avoir consulté les prix, ce n'est pas donné.

Au retour, les formalités de douanes côté malaisien se passent plutôt vite et bien.

En revanche, c'est côté singapourien que le bât blesse. 4 files seulement ouvertes pour contrôler les visas de près de 500 personnes. Et oui, nous sommes dans un espace réservé aux bus. Et ils ont tous eu la bonne idée de revenir à la même heure. Comme c'est la frontière pour les "pauvres" (car il y a beaucoup de gens qui habitent en Malaisie mais travaillent à Singapour ou le contraire), c'est autrement plus lent que le contrôle aux frontières pour les riches comme à Changi Airport ! Dans notre file, il y avait une centaine de personnes devant nous. Sachant qu'un contrôle dure en moyenne 1 à 2 minutes, nous avons attendu presque deux heures et demie avant de rentrer de nouveau sur le sol singapourien !

Donc, globalement une très bonne expérience au parc Lego que je renouvelerais sans problème s'il n'y avait pas eu ce soucis de changement de pays !