Un zeste de Singapour

Les aventures de la famille Poupoundje en Asie !

Singapouriens : les meilleurs d'Asie en anglais !

Il parait que les Singapouriens sont ceux qui parlent le mieux anglais en Asie, en tout cas d'après EF Education First  une société d'éducation internationale spécialisée dans la formation linguistique.


Mieux que ça, Singapour se classe à la sixième position parmi une liste de 72 pays, juste derrière les Pays-bas et les pays scandinaves. Je ne connais pas exactement les critères pris en compte pour réaliser ce classement mais pour avoir habité à la fois en Hollande et en Norvège, je confirme que les bataves ont un bien meilleur accent que les vikings. 


Et pour info, la France ne se classe qu'à la 29ème position de ce même classement... Pas étonnant quand focus et fuck us sont prononcés de la même façon dans la bouche d'un français !


En même temps à Singapour l'anglais a beau être l'une des quatre langues officielles du pays (avec le malais, le tamoul et le mandarin), on ne peut pas dire que les Singapouriens aient l'accent britannique typique de Cambridge ou Oxford.

Ils sont même très fiers de leur singlish ou plus exactement Singaporean-English, qui est une sorte de dialecte ou créole de Singapour basé sur l'anglais dont ils simplifient certaines règles de grammaire, et en y intégrant des mots malais et chinois. 



Bon certes, les Singapouriens sont les asiatiques qui parlent le mieux anglais, mais une chose est sûre, après presque quatre ans ici, il nous faut encore le décodeur pour les comprendre lah !

Bye bye Starhub, bonjour Netflix !

Cela faisait plusieurs mois que je pensais résilier notre contrat Starhub qui comprenait un bouquet de chaines de télé que nous avions pris à notre arrivée ici en septembre 2013. C'est vrai qu'on avait pris ce package de trois bouquets thématiques (entertainement, education et kids) surtout pour continuer à faire progresser Miss Z. dans la langue de Shakespeare. Et comme les progrès en langue sont directement proportionnels à la durée d'exposition d'épisodes de Doc Mc Stuffins ou Princess Sofia en version originale, on a continué à payer le Canalsat local sans trop regarder à la dépense.

Mais depuis quelques semaines, changement de stratégie. J'ai appelé le service client de Starhub pour vérifier que nous avions bien dépassé la durée minimale de deux ans de contrat qui nous liait à eux. Et un vendredi matin, je suis venu avec mon sac en plastique contenant décodeur, télécommande et autres câbles et en 10 minutes tout était résilié !


Il est vrai que la seule chaine que je regardais vraiment c'était Comedy Central et en particulier le Saturday Night Live de temps en temps. Mis à part ça, pas grand chose à se mettre sous la dent. Et ça coutait quand même la bagatelle de 50 dollars par mois ! 


Et pour ceux qui aiment regarder les émissions ou JT francophones, il fallait rajouter presque 10 dollars de plus par mois ! Un peu cher pour regarder le JT de France 2 et Questions pour un champion, non ? Surtout quand il existe les replay de C'est dans l'air (dont je suis un grand fan) qui sont disponibles sur Youtube quelques heures après leur diffusion en France.



Et à voir le foule qu'il y avait le jour de la résiliation du contrat, il faut croire que les opérateurs téléphoniques comme Starhub ou Singel commencent à perdre des clients à cause de la concurrence des plateformes de VOD (vidéos à la demande) comme NetFlix ou Amazon Prime.


Justement Netflix, avait débarqué à Singapour en janvier 2016, avec à l'époque un catalogue de films et séries peu fourni comparativement à Netflix US ou Netflix France. En plus, depuis quelques mois, il était devenu impossible de passer par un VPN pour masquer son pays de résidence.


J'ai donc voulu essayer justement avec la période de 30 jours d'essai gratuite. Convaincu, j'ai ensuite basculé sur l'abonnement standard à 13.98$ par mois avec possibilité de résilier à tout moment sans frais.


Globalement après trois mois de recul, je dirais que chacun d'entre nous y trouve son compte, que ce soit Mrs S toujours à l'affût de comédies romantiques, Miss Z pour les nombreux dessins animés en tout genre au catalogue ou moi plutôt fan de séries. De plus, leur offre s'étoffe de semaine en semaine avec des grands classiques (House of Cards ou Breaking Bad) mais aussi des programmes originaux purs produits Netflix tels que Narcos, Orange is the new black ou Stranger Things.

Plus de détails sur le catalogue de Netflix Singapore :



Et le gros plus pour nous c'est surtout que c'est quatre fois moins cher que l'abonnement télé chez Starhub !

La saison des pluies à Singapour ?

Une fois n'est pas coutume, voici un article complètement inutile donc rigoureusement indispensable pour vous parler de la pluie et du beau temps. Car en ce moment, il n'arrête pas de pleuvoir à Singapour.

Certes, nous sommes en pleine saison des pluies (qui est censée durer de novembre à fin janvier). Mais en l'occurence, en ce moment ça fait quasiment 3-4 jours que la pluie tombe sans discontinuer, en tout cas dans notre quartier. A Singapour, il peut y avoir un déluge à l'Est alors que c'est à l'Ouest de l'île. D'habitude, nous avons plutôt droit à des orages violents avec une forte pluie tropicale pendant une grosse demi-heure puis le soleil pointe à nouveau le bout de son nez et la chaleur revient rapidement au dessus des 30°C ! Mais depuis quelques jours, on a plutôt une pluie fine avec ce genre de températures :


On en vient même à avoir des frissons le matin en allant au boulot à vélo électrique. Surtout que ces températures "fraiches", qui n'ont certes rien à voir avec la grande vague de froid qu'a connu l'Europe ces derniers jours, sont accompagnées d'un crachin continu comme en Bretagne. J'ai même dû ressortir ma veste imperméable North Face que je n'avais pas utilisée depuis la Norvège. 


Bref, le ciel est gris, les rues sont remplies de flaques d'eau et sur la route pour aller ou revenir au travail, je croise plein de congénères à vélo vétus de ponchos. Avec 20 degrés de moins, on se croirait presqu'à Londres, aux Pays-Bas ou en Norvège !

Et dire qu'il y a 3 ans exactement, nous avions eu droit à une sécheresse exceptionnelle. Comme dirait la mère Denis : Y a plus de saison, ma bonne dame !

Le fameux système éducatif de Singapour

Il y a quelques semaines, la presse française a publié le classement du nouveau rapport PISA qui classe Singapour en tête dans les 3 catégories étudiées, c'est-à-dire en sciences, mathématiques et en compréhension de l'écrit.


Mais qu'est-ce que c'est le rapport PISA au juste ?
Le programme PISA (acronyme pour « Program for International Student Assessment » en anglais, et pour « Programme international pour le suivi des acquis des élèves » en français) est un ensemble d'études menées par l'OCDE et visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. Les enquêtes sont menées tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 72 pays membres de l'OCDE ainsi que dans de nombreux pays partenaires et aboutissent à un classement, dit "classement PISA". La première enquête a été menée en 2000, la dernière a été menée en 2015 et publiée en décembre 2016.
Sources : Wikipedia

Pourquoi ces résultats ? En partie grâce à la fameuse méthode de mathématiques de Singapour. Le principe est simple : les notions (addition, multiplication, fractions, nombres décimaux, etc.) sont étudiées en profondeur jusqu’à ce que les élèves les maîtrisent complètement. La méthode repose sur une méthode explicite : les concepts sont expliqués clairement et brièvement, puis immédiatement mis en application dans la résolution de nombreux problèmes. En résolvant une grande variété de problèmes différents, les élèves sont encouragés à comprendre en profondeur les démarches mathématiques.

En savoir plus sur la pédagogie explicite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_explicite

Mais ce n'est pas la seule raison de cette réussite au classement PISA. Il y a aussi le fait que 8 enfants Singapouriens sur 10 prennent des cours particuliers de soutien scolaire et parfois dès l'âge de 3 ans ! Les centres de tutoring pullulent et il y en aurait plus de 800 dans la Cité-Etat. On en trouve dans tous les malls de la ville, c'est-à-dire quasiment à chaque coin de rue.


En ajoutant ces heures de soutien scolaire à leur emploi du temps, certains enfants ont carrément des agendas de ministre en finissant leur journée parfois à 22h. Le but ultime étant d'obtenir un excellent score à l'examen de fin de primaire, le fameux PSLE (Primary School Leaving Examination). Cet examen évalue les compétences des élèves Singapouriens dans 3 domaines : la langue anglaise ainsi que la langue de leur ethnicité (mandarin, tamoul ou malais), les mathématiques et les sciences pendant 2 heures sur chacune de ces disciplines.

Et c'est de ce score que dépendra l'obtention d'un bon collège qui lui-même permettra d'aller dans un bon lycée et faire des études supérieures dans une université renommée de Singapour ou à l'étranger. Au mois de novembre, à l'approche de la fin d'année scolaire singapourienne, parents et enfants ont donc une pression incommensurable sur les épaules à cause cet examen que l'on peut déjà assimiler à un baccalauréat passé à l'âge de 10 ans !

Pour en savoir plus, je vous propose d'écouter cette émission 7 milliards de voisins qui a été diffusée il y a quelques jours sur la radio RFI et qui parle justement du système éducatif singapourien.

Emporter du vin à Singapour !

Après avoir passé les fêtes de Noël en France, l'expatrié a pour habitude de remplir ses valises de produits français qui vont lui manquer pendant toute l'année : saucissons, pâtés ou vins. Certes, on trouve tout à Singapour, mais souvent à prix d'or.  Souvenez-vous, je vous avais montré combien coûte une bouteille de vin rouge français à Singapour


Et donc oui, on a fait le stock de bouteilles dans le Carrefour Market du coin quand la bouteille qui coûte 4 à 5 euros à Blagnac vous reviendra à 40 ou 50 dollars à la boutique Wine Connection de Nex !

Donc lorsque vient le moment de faire ses valises, on se pose la sempiternelle question : 

Combien de bouteilles de vins ai-je le droit de mettre en soute ?


Le site des douanes de Singapour nous donne la réponse. Toute personne majeure, ayant passé plus de 48 heures hors de Singapour (mais n'arrivant pas de Malaisie !) a droit d'importer ou d'acheter directement aux boutiques Duty Free de Changi airport :

  • Option A : 1 litre d'alcool fort, 1 litre de vin et 1 litre de bière
  • Option B : 2 litres de vin et 1 litre de bière
  • Option C : 1 litre de vin et 2 litre de bière
Nous avons choisi l'option B en ne prenant que du vin. Miss Z. étant loin d'être majeure, nous n'avons mis en soute que 5 bouteilles et attendons le reste avec l'arrivée prochainement des grands-parents touristes du mois de février.

L'éducation internationale a un prix !

Je vous avais déjà parlé du coût des écoles ici. Et bien apparemment, Singapour est dans le top 10 des pays où inscrire ses chérubins en école internationale est le plus coûteux. Le coût médian annuel pour un élève de 6ème est à plus de 21 000 USD par an ! 


Serangoon road

Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur une bande annonce pour une série qui s'intitulait Serangoon Road. Et cela a particulièrement attiré mon attention car c'est le nom d'une très longue rue à Singapour qui traverse notamment le quartier de Little India. Et puis aussi parce que nous habitons à une dizaine de minutes du quartier de Serangoon et de la station de métro éponyme. J'ai voulu donc en savoir plus sur cette série dont je n'avais jamais entendu parlé auparavant.

 Serangoon Road is an Australian-Singaporean television drama series which premiered on 22 September 2013 on the Australian Broadcasting Corporation (ABC) and HBO Asia. It is a detective noir drama set in the 1960s, revolving around Serangoon Road in Singapore. The 10-part series is a collaboration between ABC and HBO Asia and was filmed largely on the island of Singapore. It was created by Paul D. Barron and directed by Peter Andrikidis and Tony Tilse. The final episode of the series aired on 29 November 2013. Though the series received encouraging ratings, HBO has no plans for a second season.
Source : Wikipedia

Pour les plus curieux, vous trouverez ci-dessous la bande-annonce en VF qui était diffusée sur France Ô. A priori, ça ne semble pas être un chef d'oeuvre comme Breaking Bad ou Game of Thrones. Mis à part le fait que cela ait été essentiellement tourné à Singapour, cela ne me donne pas vraiment envie de la regarder. Pas étonnant qu'il n'y ait eu qu'une seule saison...



J'adore le nasi lemak !

Aujourd'hui, je voudrais vous faire découvrir le nasi lemak, un de mes plats préférés de Singapour pour changer du traditionnel chiken rice que j'adore aussi par ailleurs.

Le nasi lemak est un plat originaire de la cuisine traditionnelle indonésienne et malaise et que l'on trouve très souvent dans les food-court de Singapour. En malais (et en indonésien), nasi lemak veut dire littéralement « riz dans la crème ». On prépare le nasi lemak en faisant bouillir du riz dans du lait de coco. Souvent, on ajoute des feuilles de pandan pandanus (non je ne ferai aucun jeu de mot sur le drôle de nom de cette plante !) dans la mixture bouillante de façon à donner plus de parfum au plat. Parfois, certains cuistos y ajoutent même du gingembre et de la citronnelle.


Traditionnellement, ce plat est servi avec des rondelles de concombre, des anchois séchés, des cacahuètes rôties, du sambal (une pâte de piment) et des légumes marinés. Très souvent, il est accompagné de poulet frit et d'œuf au plat (cuit des deux côtés !) .


Bon j'avoue que parfois, je teste des combinaisons surprenantes, avec du chou au curry ou des aubergines marinées !


Mais surtout, il y a un très célèbre food-court à 5 minutes à vélo (électrique) de chez nous, qui est très réputé pour son nasi lemak. Et qui est ouvert jusqu'à 3h du matin !


Et c'est vrai que pour 4 à 5 dollars le plat, il y a un large choix d'accompagnement. Et on a envie de tout goûter !


Un peu à l'image de ces food-courts de Singapour qui ont obtenu une étoile au guide Michelin récemment, ce petit boui boui qui ne paye pas de mine a également beaucoup d'articles dithyrambiques le concernant. Et même les chauffeurs de taxi nous le recommandaient en passant devant...


C'est juste qu'il faut être un peu motivé quand même car il y a souvent la queue avec 15 à 20 minutes d'attente à chaque fois. Mais bon, certains Singapouriens sont prêts à traverser la ville rien que pour manger là alors on peut bien patienter un peu le vendredi soir quand on a eu la flemme de cuisiner.

Classement des pays asiatiques les plus riches

Après voir visité certains pays d'Asie proches (comme récemment le Cambodge , le Vietnam ou les Philippines), on se rend bien compte de l'énorme différence de niveau de vie avec Singapour et parfois de l'extrême pauvreté de ces habitants. Mais ces impressions restent de l'ordre du ressenti. J'ai donc voulu chercher des données statistiques qui permettraient de mieux comprendre ces différences. Quoi de mieux pour cela que le classement des pays d'Asie en PIB par habitant. Et sans surprise Singapour arrive en tête de classement alors que le Cambodge ou le Myanmar (Birmanie) sont plutôt en bas de tableau.

Les données de PIB par habitant sont indiquées en USD.

 
 
Sources : Actualitix

Cambodge J4-J5 : Angkor Wat et Siem Reap

J4 : Après la tentative ratée de la veille, nous réessayons de nous lever aux aurores pour espérer voir le lever du soleil à Angkor Wat. La veille, nous avions quand même consulté les sites météo qui annonçaient 30% de probabilité de précipitation ! Qu'à cela ne tienne, à 4h30 nous voilà bien réveillés prêts pour encore une grosse journée de visite de temples.

Après les 20 minutes de tuk-tuk, nous arrivons devant le temple qui est l'un des plus grands édifices religieux jamais construit de par le monde. Au point qu'il est devenu le symbole du Cambodge et figure sur son drapeau national.

Les couleurs sont magnifiques et l'instant semble être magique...

mais apparemment, nous n'étions pas tout à fait les seuls motivés à se lever aux aurores !




Il y avait aussi quelques artistes cambodgiens qui en profitaient pour vendre leurs aquarelles.

Passé l'effet de foule, nous continuons notre visite le reste de la matinée relativement seuls tellement le temple est immense.

Nous cherchons désespérément l'ombre car même à 8h du matin il faisait déjà très chaud.

Les guides locaux faisaient exactement pareil.

Certains agents de sécurité "surveillaient" le site très sérieusement en pianotant sur leur smartphone.

On continue de visiter d'autres temples comme le Neak Pean

avec encore des divinités, 

ou des arbres multi-centenaires qui ont repris le dessus sur les temples millénaires.

Après un grosse journée de visite, on se fait toujours chouchouter les pieds au salon de massage.

Et puis, on a joint l'utile à l'agréable en allant voir un super spectacle de cirque organisé par une ONG cambodgienne Phare Ponleu Selpak, une association à but non lucratif qui améliore la vie d’enfants défavorisés par le biais de programmes éducatifs ou d'écoles d'arts. C'est vraiment un spectacle à voir même sans être un grand fan de cirque.


A recommander sans hésitation à tout voyageur de passage à Siem Reap !

J5 : Le lendemain, dernier tour au vieux marché... 

...pour acheter les souvenirs et babioles du Cambodge made in China !

Mais c'est aussi l'occasion des voir des étals de fruits,

de viandes ou de poissons avec les vendeuses carrément assises sur les étals,

et les bonnes odeurs de poissons séchés !


Bref, nous garderons plein de souvenirs de notre court séjour au Cambodge avec les temples bien sûr,


mais aussi l'architecture coloniale de Siem Reap,


le nombre impressionnant de mobylettes où que l'on aille,


ou Pub Street, la rue très fréquentée par les "expats" et touristes, qui a un faux air de Bourbon Street.


Mais on a beaucoup aimé voir la campagne cambodgienne


avec ses vaches maigres en plein milieu de la rue,

et de très belles rencontres !


Tchoum reap lire* Cambodge !

* Ce n'est pas un éternuement mais bien la traduction de Au revoir en cambodgien !