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Voyage en Birmanie : 3 jours au lac Inlé

Après avoir découvert Yangon, la capitale birmane, après avoir été émerveillés par les temples de Bagan, le dernier épisode de nos aventures en Birmanie se déroule autour du lac Inlé où nous avons passé trois jours.

Le lac Inle est un lac de faible profondeur qui se trouve à l’Ouest du pays Shan (une province importante de l’Est de la Birmanie). La particularité de ce lac est qu’il est très grand avec une surface estimée de 12 000 hectares, qu’il est entouré de montagnes et qu’il se trouve à 884 m d'altitude.

Mais pour arriver jusqu'au lac Inlé, nous avons préféré prendre une fois de plus le bus mais cette fois-ci de jour pour pouvoir admirer les paysages. Au final, c'est monotone et il n'y a rien de bien intéressant à voir. La preuve, je n'ai pris aucune photo de ces 10 heures de route !

La seule étape intéressante fut la pause déjeuner dans une gargotte bien locale au beau milieu de nulle part avec la toile cirée à moitié propre et qui colle bien aux avant-bras ! Cela fait penser à une restaurant pour routiers sur la route du sud à Mada.

Bien lessivés par les dix heures de route, nous avons juste le temps de poser nos valises pour profiter du rooftop de l'hôtel.

et d'un magnifique coucher de soleil,

en sirotant des mojitos !

Le lendemain, nous décidons de profiter des vélos prêtés par l'hôtel pour explorer la campagne alentour et empruntant des petits chemins de terre ou pour apercevoir des rizières. Malheureusement, ce fut un fiasco total. Il n'y pas vraiment de chemins de traverse. On est donc obligés d'emprunter la seule et unique route qui fait le tour du lac, fréquentés par toutes les voitures, scooters et camions !

Et en plus, mon vélo a crevé. J'ai dû donc faire le reste de la journée à pied en poussant le vélo. Plus de 5 kilomètres. De quoi avoir de belles ampoules...

En revanche, le lendemain nous louons un petit bateau pour nous trois pour faire la classique journée de découverte du lac proposée par tous les piroguiers du coin. Cela coute 22 000 kyats pour la journée entière (de 8h à 17h environ).

On voit des pêcheurs mais parfois certains font juste semblant et posent carrément pour la photo !

Nous arrivons autour des premiers jardins flottants que l'on peut trouver un peu partout tout autour du lac, chaque communauté ayant le sien.

Ils représentent près du quart de la superficie du lac. Il s'agit de blocs de flottaison faits avec des racines et de boues extraites du lac et rassemblées en nappes, maintenus par des piquets de bambou pour ne pas dériver, que l'on aperçoit de loin. Des petits canaux subsistent entre les parcelles pour permettre de circuler et cultiver ces fruits et légumes que sont tomates (exportées dans tout le pays) courges, citrouilles, concombres, haricots,..., etc.
Il y a aussi des maisons sur pilotis ou des petits entrepôts construits tout autours.
 C'est à chaque fois un véritable petit village sur l'eau !

Puis, dans le programme bien réglé et prévu pour les touristes par notre guide batelier, il y a la visite d'un atelier d'orfèvrerie. Et on se demande si les travailleuses sont bien majeures...

Avec passage obligé par la boutique. Le paiement par carte Visa est même possible ! 

On visitera comme cela de nombreux ateliers

comme celui-ci où on fabrique une variété de papier antemoro

pour les ombrelles qui protègent du soleil sur le bateau !

Ici, nous observons un dame qui coupait à la main des tiges de lotus pour en extraire des filaments. Ensuite elle les roulait entre ses doigts pour former un fil. Des heures pour extraire quelques mètres à la main !

Puis les ateliers de tissage,

ou ici pour blanchir le tissus réalisé,

et enfin les colorer naturellement ou avec des produits chimiques !

A un autre endroit, cette dame nous explique comment on fabrique encore les bateaux à partir de bois de teck.

Mais bien qu'intéressants, tous ces ateliers sonnaient faux et pas très authentiques à notre goût. On aurait dit que c'était un manège organisé exclusivement pour les touristes. Le summum étant cet atelier de forgerons où de jeunes ados tapent pendant un quart d'heure sur la même lame. Puis, une fois que nous quittons les lieux, tout s'arrête...
Mais le plus difficile aura été de voir cette femme au long cou de l'ethnie Kayan une minorité ethnique tibéto-birmane. A cause de leurs modifications corporelles qui consistent à porter une sorte de collier-spirale en laiton pesant parfois jusqu'à 13 kg enroulé autour du cou des femmes, certains leur ont donné le nom de "femmes girafes". Les Birmans préférent les nommer les femmes aux longs cous car ils ne veulent les identifier à des animaux. Il n'empêche que de les voir assises pendant des heures comme cela attendant les touristes, nous mettait vraiment mal à l'aise. Cela faisait presque "zoo humain"... Drôle de tradition tout de même !

Nous poursuivons notre remontée du lac

en empruntant des canaux parfois étroits

qui n'effraie pas notre batelier !

Nous arrivons à la pagode Shwe Indein où il faut traverser des centaines de mètres de stands d'artisanat et souvenirs avant d'arriver.

Toujours des stûpas dorés, on commence à avoir l'habitude maintenant...

mais à perte de vue !

Et le vent qui souffle sur les clochettes, cela donne une ambiance zen.

Puis en se baladant tout autour, certains temples sont en très mauvais état. On se croirait à Angkor.

On croise une dame de la tribu Pao qui sont surtout agriculteurs.
Puis fin de journée avec un joli coucher de soleil sur le lac. Attention, comme on est en climat de semi-montagne, le matin et le soir il peut faire très frais (11-12°) surtout quand on est en bateau. Notre batelier avait prévu des couvertures, mais c'est encore mieux si vous avez une veste supplémentaire.

Notre dernier jour sera consacré à écrire des cartes postales et à trouver la poste locale.

Et puis, on voulait à tout prix voir le marché des 5 jours qui se déplace de villes en villes sur un planning de 5 jours. Généralement il y a 4 villes par jour qui accueillent un marché et cela se passe dans les environs du lac Inle. Nous avons eu la chance que ce jour-là, il se déroulait à Nyang Shwe dans la petite ville où se trouvait notre hôtel.

Nous pénétrons ensuite dans l'enceinte du marché Mingala de Nyang Swhe.

Toujours des stands d'artisanat, nous ne sommes pas du tout agressés par le vendeurs comme on peut parfois l'être dans des endroits habitués à voir des touristes.

Mais ce que l'on a préféré surtout c'est de voir des vrais gens venus des villes voisines faire leur marché.
Authentique ! Pas cette mise en scène des ateliers du lac Inlé...

J'adore voir les poissons encore bouger,

sinon il y a le poisson séché avec l'odeur qui va avec !

Et du poulet frais, vous en voulez ?

Mais ce qu'on a préféré c'est vraiment le sourire des birmans,

parfois réservé,

parfois plus exubérant.

Et ici, ces deux hommes qui ne parlaient pas un mot d'anglais, nous ont fait comprendre avec des gestes que Miss Z. pouvait très bien passer pour une birmane... jusqu'à ce qu'ils me voient ! Fou rire garanti pour essayer de se comprendre mutuellement.

Ce qui est certain, c'est que de tous les pays d'Asie que nous avons visités jusqu'à présent les Birmans sont de loins les plus sympathiques. Peut-être car ils ne sont pas encore touchés par le tourisme de masse ?
Il y a toujours autant de moines et moinillons dans les rues !

Et même des religieuses !

Après la déconvenue à vélo du premier jour, on finira l'après-midi par une balade à pied sur les pistes de latérite aux alentour de Nyang Shwe.

On a longé un canal

avant d'arriver devant des rizières et de passer à travers champs !

On a croisé des buffles,

et même des dames qui revenaient du champs et qui devaient penser que nous nous étions perdus.

Il y avait même un champs de tournesol comme en France.

Et c'était déjà l'heure du retour en bus de nuit vers Yangon avant de reprendre l'avion pour Singapour.
Sur la route, encore une étape de routiers avec ce grand hall où nous avions 30 minutes pour manger alors qu'il était 22 heures passées.

Avec moins d'une demi-heure pour se restaurer, on a pas le temps de choisir un menu. De toute façon, il n'y en a pas. Les assiettes sont présentés avec des plats tout chauds sortis de la cuisine et chacun prend ce dont il a envie moyennant 2500 kyats (environ 1€50). En gros, c'est un peu le Flunch à la mode birmane...

Et voilà, comment on mange un riz agémenté de poulet au gingembre et d'un bouillon de légumes en moins de 15 minutes. Ca me rappelle quelque chose ça...

Voilà c'est ainsi que se termine ce voyage de 10 jours en Birmanie qu'on a globalement adoré. La suite de nos aventures d'ici quelques mois avec une destination encore pas tout à fait décidée.

Tat tar* à tous. 

* "Au revoir" en birman

2 commentaires:

  1. "Ce qui est certain, c'est que de tous les pays d'Asie que nous avons visités jusqu'à présent les Birmans sont de loins les plus sympathiques. Peut-être car ils ne sont pas encore touchés par le tourisme de masse ?"
    C'est vrai!

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