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Sur les routes du sud de Madagascar

Voici la suite de nos aventures à Madagascar. Cette fois-ci, nous partons pour un long périple vers la plus grande ville du sud de Madagascar : Tuléar. Vu l'état des routes, il nous faudra plus de 3 jours à l'aller et au retour pour faire les plus de 1000 kilomètres qui nous séparent de la capitale.

Pendant plusieurs jours, nous allons observer une belle variété de paysages,

en étant assis au fond d'un minibus van pendant 8 heures par jour,  

à parcourir les routes sinueuses des hauts plateaux de l'Imerina,

ou les longues lignes droites du pays Antandroy.

Et puis parfois, nous faisons une petite pause pour visiter un atelier,

où un artisan nous a montré l'art de la marqueterie.

Sans oublier le passage par la boutique pour ramener des souvenirs !

On a aussi découvert dans le détail les étapes de fabrication du papier Antaimoro qui est réalisé à partir d'écorces de l'avoha, un arbre du sud de Madagascar. L'écorce est réduite en pâte avec de l'eau, étalée, décorée de plantes ou fleurs locales, puis séchée au soleil. Ce papier décoratif de couleur crème est utilisé pour fabriquer des abats jours, des enveloppes, du papier à lettres et même des sacs.

On s'est également arrêtés à des "épi-caves" pour acheter des bouteilles de rhum ou de ratafia, ce vin blanc un peu liquoreux...

... qui passe très bien avec le fois gras local que nous avons gouté à Ambalavao. A croire qu'il n'y a pas que dans le sud-ouest de la France qu'on a fait du très bon foie gras. D'ailleurs Mrs S. vous recommande celui que Jean-Marie fait lui-même à la Résidence du Betsileo. Elle dit même que c'est le meilleur qu'elle ait jamais mangé !

Nous avons pu aussi aller voir l'impressionnant marché aux zébus d'Ambalavao.

Sur la route, toujours d'insolites découvertes comme cette boutique de chapeaux et de cartes téléphoniques. Comment faut-il l'appeler : Chap & Tel shop ?

Nos hôtels sur la route n'étaient parfois que des bungalow rudimentaires mais ce fût l'occasion pour Miss Z. de rencontrer des copines dont une venait même d'Argelès-Gazost !

Puis à force de voir défiler les centaines de bornes kilométriques de la RN7,

nous découvrions le parc de l'Isalo et son panorama splendide.

Parfois, on se croyait dans un décor de tournage du Roi Lion.

La fameuse fenêtre avec le soleil couchant... de l'autre côté !

Mais Miss Z. veut escalader la paroi... comme au LFS !

Et on reprend la route en découvrant avec stupéfaction la ville far-west qui porte le doux nom d'Ilakaka. Non, non, je ne ferai aucun jeu de mots douteux sur ce nom ! Ilakaka est une ville un bourg qui s'est développé très vite à l'image des villes d'Amazonie qui exploitent des mines de pierres précieuses. On y trouve des karana ou indo-pakistanais avec leurs maisons sécurisées par des gardes armés pendant que d'autres quittent les campagnes environnantes et viennent par centaines, attirés par ces mines à ciel ouvert. Certains s'essayent aussi à l'orpaillage dans le lit des rivières. Quand je vous dit qu'il y a comme un petit air de Maripasoula en Guyane...

Au beau milieu de cette zone aride et désertique, de temps en temps un village...

Après plus de trois jours de route, nous arrivons enfin à notre villégiature à côté d'Ifaty,

où nous resterons nous reposer quelques jours pour profiter du lagon bien que l'eau soit un peu fraiche. Dur de rivaliser avec les eaux à 30 degrés d'Asie du sud-est en cette période d'hiver austral à Madagascar.

Les pêcheurs Vezo ont bien essayé de me faire faire du snorkeling dans le lagon mais même avec une combinaison en lycra, je ne suis pas resté bien longtemps dans l'eau "glaciale" !

Puis, nous repartons à Tuléar pour faire la traversée en bateau vers Anakao.

Et à "l'embarcadère", ô surprise ce sont les zébus les pattes dans l'eau

qui transportent valises et personnes jusqu'au bateau pour faire la traversée.

A l'arrivée, on débarque les valises sur la plage comme à Koh Lipe mais ici on fait encore travailler les zébus !

Encore un peu de farniente...

dans un bungalow "écolo" au bord de la mer du canal de Mozambique.

C'est-à dire sans eau courante. L'eau de mer servant de chasse d'eau !

Nous avions droit à un seau d'eau froide par personne et par jour, 

et deux marmites d'eau chaude chauffées avec un four solaire ! Pour nous, ce fût une expérience intéressante pendant 4 jours, mais c'est encore le quotidien de beaucoup de malgaches de la région...

Et puis les pêcheurs nous ont proposé d'aller faire un tour en pirogue à balancier,

pour aller faire une balade sur la petite île voisine de Nosy Ve.

Marche sur le sable près de la barrière de corail, 

et rencontre de pêcheurs qui nous ont vendu quelques cigales de mer,

que nous avons mangées grillées : un régal !

Il y avait aussi la variante avec des langoustes préparées en sauce. 

Bref du repos pour tous.

Et Miss Z. en surfeuse avisée qui continuait à chercher désespérément la vague du siècle !

Et puis, il fut temps de repartir faire la longue route pour Tana très tôt aux aurores pour éviter les dahalo (brigands de grands chemins) que l'on rencontre plutôt de nuit sur la route...

La suite des aventures de la famille Poupoundje à Madagascar dans le prochain article.

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