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2 jours à Nikko

Après notre séjour hyper urbain à Tokyo, nous nous dirigeons vers la région de Nikko à 140 kilomètres au nord de Tokyo en prenant le shinkansen.


Le shinkansen est le système de train à grande vitesse en service au Japon. L'utilisation d'un ensemble de lignes réservées et les techniques employées ont fait du Shinkansen un précurseur et du Japon le pionnier de la grande vitesse ferroviaire lors de sa mise en service en 1964. Les rames du Shinkansen sont aujourd'hui mondialement reconnues pour leur confort, leur fiabilité et leur sécurité, ainsi que pour leur gestion des plus rigoureuses (ponctualité, propreté, prestations de services).



Et quand on dit "gestion rigoureuse de la ponctualité" c'est qu'on ne rigole pas avec le retard des trains. Il y a toujours un agent qui veille au grain ! Pas étonnant que le retard d'un train au Japon soit de 6 secondes en moyenne sur l'année ! Quand on a des grosses valises, des poussettes et des enfants en bas-âge, trente secondes pour monter dans la rame et s’installer, c'est très court…


Mais il y a une multitudes de types de trains au Japon. Et pour parcourir les 140 kilomètres séparant Nikko de Tokyo, on a dû prendre au moins trois ou quatre correspondances (sans compter les erreurs de parcours) avant de finir par le petit train de montagne digne du petit train jaune des Pyrénées catalanes.


Toujours est-il qu'il faut savoir exactement où aller et quand changer de train. Pas forcément évident de se repérer si on n’a pas une carte avec les noms des arrêts en anglais ou un smartphone avec GPS. Merci Google Maps !

A la descente des trains, encore dix minutes de marche avec les valises ultra chargées avant d’arriver à destination.


Nous sommes même passés devant la fameuse avenue des cèdres de Nikko.

L'avenue de cèdres de Nikkō est une route bordée de cèdres du Japon se situant dans la ville de Nikkō. D'une longueur de 37 kilomètres, elle est bordée d’environ 13 000 cèdres dont près de 400 sont centenaires. Le gouvernement japonais a reconnu le site comme un site historique spécial et un monument naturel spécial. L'avenue fait partie du livre Guinness des records en tant que plus longue avenue bordée d'arbres au monde.

A peine le temps de poser ses valises que nous repartons visiter une partie du parc national de Nikkō  ainsi que ses sanctuaires et temples qui ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1999.


Nous passons devant le Shinkyō appelé aussi « pont sacré » car il marque l'entrée dans l'enceinte du sanctuaire Futarasan. Sa traversée était réservée aux messagers de la cour impériale et au shogun (celui qui détenait le pouvoir militaire et civil au Japon entre le XIIème et le XIXème siècle). C'est aussi et surtout un lieu saint du shintoïsme.

Le shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l'histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme religion. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes. 




Arrivant en fin d’après-midi, nous pouvons visiter quasiment seuls puisque tous les touristes repartaient dans l’autre sens.


Et nous avons eu la chance d’apercevoir les cerisiers en fleur encore à cette époque de l'année car Nikko est située à une altitude plus élevée que des villes comme Tokyo ou Kyoto.



En revanche, lorsque nous continuons notre visite des temples et sanctuaires le lendemain matin...


certes le lieu est toujours aussi beau,

 
mais l’ambiance n’était plus du tout la même…



à cause des touristes japonais venus en masse pour cause de Golden Week !



Et comme à Singapour, les japonais étaient prêts à faire des heures de queue pour collecter des sceaux Goshuin aux temples et aux sanctuaires !

Qu’est-ce qu’un Goshuin?

Il s’agit d’une calligraphie assortie du tampon du sanctuaire shintô / temple bouddhiste que les gens peuvent recevoir lors de la visite. Il prouve la visite du sanctuaire / temple.
Bien que son nom ‘officiel’ soit ‘Shuin’ (‘sceau’), les gens l’appellent ‘Go-shuin’, dont ‘go’ étant le préfixe honorifique. Chaque temple / sanctuaire a un sceau qui lui est propre. La calligraphie est faite par un employé du temple (moine, personnel du sanctuaire,..., etc.) et elle correspond au nom du sanctuaire / temple, le nom de la statue principale ainsi que le jour de la visite.

Nous avons aussi eu la chance d'observer une cérémonie de mariage traditionnel japonais.


On s’écarte un peu de la foule sous l’oeil averti d’un garde de sécurité équipé de son masque (comme font beaucoup de japonais dans le métro ou les lieux publics certainement pour se protéger ou ne pas transmettre leurs microbes aux autres personnes).


On voyait aussi beaucoup ces planches de bois appelé ema.
Un ema est une plaque en bois contenant des prières ou des vœux que l'on trouve dans les temples shintô au Japon. Les fidèles inscrivent leur vœu ou leur prière sur l'ema, puis l'accrochent à un portique près du temple pour qu'il soit lu par les es dieux.



Et puis on a vu un magnifique cerisier. C'était devant un temple, ça aurait été magnifique...


si ce n'avait pas été gâché par les installations de rénovation horribles qui ressemblaient à un hangar !



On a quitté les temples et sanctuaires pour aller découvrir la campagne alentour. L’avantage de Nikko c’est que c’est une petite bourgade aux pieds des montagnes avec pas mal de sentiers de balades. On se croirait un peu en Ariège…


ou dans les Pyrénées orientales...


On a trouvé des rivières de montagnes où Miss Z. a pu lézarder et jouer à construire des cairns à partir de 3 cailloux après ces longues heures de marche.


Et au passage dans le quartier Kanmangafuchi, nous avons ces belles statues de pierre alignées devant un mur et s'étendant sur près de 100 mètres le long de la rivière. Appelées Jizo, elles sont les protecteurs des âmes des voyageurs et des enfants. Elles sont aussi connues sous le nom de Bake Jizo ou Jizo fantôme parce qu'il semblerait qu'à chaque fois qu'on les compte, on obtient un nombre différent ! Ou peut-être est-ce parce que certaines statues ont perdu leur tête ?



Le soir, on se récompense en allant dans un resto traditionnel japonais où on nous isole dans des compartiments en étant assis par terre… Dur pour les jambes quand on est grand et raide comme un piquet !

Rien de mieux qu’un bol de ramen bien copieux pour reprendre des forces !

Le rāmen est un plat japonais constitué de pâtes dans un bouillon à base de poisson ou de viande et souvent assaisonné au miso (tofu fermenté) ou à la sauce soja. Ce plat a été importé de Chine au début du XXe siècle. Les rāmen sont servis dans un grand bol de bouillon et peuvent être accompagnées, selon la recette, de légumes, de viande (souvent du porc), et d'autres aliments additionnels.


De temps en temps, nous étions un peu aventureux avec ces sortes de dumpling ou boulettes au sarrasin enrobées d'une sauce sucrée-salée. Mais, ne sachant pas lire le japonais et notre serveur ne parlant pas anglais, on n'a jamais su ce que c'était.... Mais c'est pas trop mauvais pour accompagner le thé vert.


Mais il n’y a pas que la gastronomie pour découvrir la culture d’un pays. Il suffit d'aller faire un tour dans les toilettes ultra technologiques où il y a des explications détaillées pour les novices comme nous en utilisation du jet nettoyeur de derrière !

La suite de nos aventures au Japon dans le prochain épisode...

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