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Vacances au Vietnam : Hanoï - J2

Après déjà une grosse première journée à visiter Hanoï à la descente de l'avion la veille, nous poursuivons notre visite de la capitale vietnamienne.



Situé un peu à l'extérieur du centre-ville d'Hanoï, nous devons prendre le taxi pour passer la matinée au musée d'ethnographie du Vietnam inauguré en 1997 entre autres par Jacques Chirac.



Le musée d’ethnographie du Vietnam est à la fois un centre de recherches et un musée public présentant les groupes ethniques du Vietnam. Les missions du musée recouvrent des domaines telles la recherche scientifique, les collections, la documentation, la conservation, l’exposition et la préservation du patrimoine culturel et historique des différents groupes ethniques présents sur le territoire vietnamien.



Le Vietnam est un pays multiethnique, majoritairement composée des viêts, officiellement appelés kinh (86 %), et de 53 ethnies minoritaires, principalement représentées dans les montagnes du Nord. Parmi celles-ci, nous ne connaissions que les hmongs (arrivés en Guyane française à l'époque des boat-people au milieu des années 1970 bien que ceux-ci soient plutôt originaires du Laos voisin) et les lolos noirs (grâce à l'émission Rendez-vous en terre inconnue avec Fréderic Michalak).



Apparemment, les moyens de transport ont très peu évolué depuis celui-ci...


comme on a pu le voir dans les rues de Hanoï où des policiers "essaient" de faire respecter la loi sauf si on leur glisse discrètement quelques billets...



Le musée est divisé en deux parties : une exposition se tient à l'intérieur et une autre en plein air. L'exposition en plein air propose de présenter les différents types de maisons des régions vietnamiennes.




Une partie du musée accueille également des collections et de la documentation sur les cultures et les civilisations d'autres nations du Sud-est asiatique.



Après la nourriture de l'esprit, on se remplit le ventre de quelques nems et d'un bo bun dans un restaurant d'application pour adolescents désœuvrés de Hanoï et qui se trouve au sein même du parc du musée.



L'après-midi, nous partons faire un tour au temple de la littérature ou sanctuaire du Prince propagateur des Lettres. C'est un temple confucéen situé dans la partie ouest de la vieille ville d'Hanoï est divisé en cinq cours intérieures séparées par des murs selon l'axe traditionnel chinois nord-sud. 



L'allée principale avec des portes étaient réservée aux seigneurs, tandis que les petites allées de côté servaient aux domestiques, serviteurs et soldats.


Ce temple, qui n'avait pas de but strictement religieux, servait d'académie confucéenne.C'est ici que les fils de sang royal, les fils de mandarins et de l'aristocratie poursuivaient leurs études pour devenir lettrés et hauts fonctionnaires, c'est-à-dire les « Fils de la Nation ».



Et de nous jours, il s'y passe encore des remises de diplômes en fin d'année scolaire....



avec la photo qui va bien avec pour la postérité...


ou le jet de chapeau de graduation !



Nous poursuivons notre visite de Hanoï à pied au gré de nos déambulations,


on croise toujours des marchands ambulants en tout genre, 



vendeurs de beignets ou d'habits 100% made in Vietnam,



des vendeurs de brochettes dont l'odeur ressemble à s'y méprendre à celle des maskita de Tana,


des réparateurs de mobylettes sur le trottoir, 


des coursiers avec un sens inouï de l'équilibre, 



des pousse-pousse à touristes bien gras, 


ou des étals de fruits inconnus au bataillon !


Plus surprenant, une église aux murs décrépis, l'Église Saint-Antoine-de-Padoue construite en 1934 pendant la période de l'Indochine française.



en plein centre d'Hanoï des devantures de maisons avec des portes comme à Aurillac (dixit Miss Z.),



et toujours autant de monde à deux roues, comme ici à la sortie d'une école !



Ce qui donne un mélange surréaliste où personne ne respecte les feux et panneaux de signalisation qui ne sont là que pour faire joli ! Mais ce ballet d'équilibriste et ce concert de klaxons se passent bizarrement sans énervement. Le flegme à l'asiatique, quoi !



Et parfois au milieu de tous ces cyclos, des poules ! 


Mais l'image que je garderai en tête d'Hanoï, c'est ce coiffeur en plein rue. Certainement beaucoup moins cher que le coiffeur déjà bon marché de Miss S. à Singapour.

La suite dans un prochain article sur la baie d'Halong !

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